Aide au développement personnel et spirituel / Soins énergétiques

Aller mieux dans sa vie. Sortir de ses problèmes
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R√©ponse √† toute question concernant le bien-√™tre, le d√©veloppement personnel, spirituel et √©nerg√©tique avec conseils et solutions. 
Aide √©galement pour les probl√®mes d’ordre existentiel, ainsi que pour sortir d’un traumatisme, abus sexuel, d’un burn-out, gu√©rir de son pass√© et √† trouver la paix.

Soins énergétiques à distance
(13 ans de pratique)
Soulagement de maux, nettoyage du corps, ancrage, alignement, renforcement du syst√®me immunitaire, apaisement du mental et stabilit√© √©motionnelle, d√©blocages de nŇďuds/densit√©s, lib√©ration, d√©ploiement de la conscience etc.
(Ne se substitue pas à un traitement médical).

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28 janvier 2023

Les signes de la vie

La meilleure chose que Dieu ait faite en mati√®re de message pour le retour aux sources, √† la r√©alit√© ou pr√©sence (revenir √† soi), sont les animaux sauvages, et plus pr√©cis√©ment ceux appel√©s animaux totem. Non pas dans l'imaginaire mais de ceux qui existent vraiment et viennent nous voir ou parler quand c'est le bon moment. 
Animaux totem car ils repr√©sentent des parts de nous-m√™mes. Et dans tout les cas, c'est un appel au retour √† la nature. 
Quand cela arrive, inévitablement il y a eu égarement, car si ce n'est pas le cas, la connexion à la nature est constante, donc à toutes sortes d'animaux "totems" au quotidien.
Je parle de nature, la connexion aux énergies en premier lieu, alors les animaux totem peuvent arriver en visions et messages intérieurs.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de vivre ces exp√©riences. 
La premi√®re et la plus marquante a √©t√© en 2009 dans une for√™t de pins magnifiques aux senteurs et √©nergies bienfaitrices. J'y m√©ditais tous les jours, dos contre un pin, les paupi√®res mi-closes, absorbant les reflets divins du soleil √† travers les branchages. Une lumi√®re dor√©e inondait le lieu et mes √©nergies √©taient d'une puret√© incroyable. C'√©tait doux, lumineux, transcendant, intemporel. 
Soudain, un infime craquement se fait entendre sur ma gauche. Je tourne la tête au ralenti et je vois une magnifique petite biche me regarder. Elle incline trois fois la tête comme pour me saluer. Elle est à quatre mètres. Je lui renvoie doucement sa salutation. Tout se fait tout seul. Mes paupières et ma tête se baissent légèrement vers elle. C'est subtil. Une intensité de lumière plus grande envahie l'espace. Et la petite biche passe alors tranquillement devant moi en faisant passer ses trois petits qui ne m'ont pas vu et mangent des brins d'herbe paisiblement. Ce moment est magique. Je n'ai pas bougé. Le temps n'existait plus. Un sourire se dessina sur mes lèvres et une douce joie me remplit le coeur.
Une autre fois je m√©dite dans une for√™t de bambous, le soleil se couche, tout est dans la p√©nombre. Mes √©nergies sont hautes, fortes. Tout d'un coup des gros claquements d'ailes se font entendre. Une grosse chouette invisible vient de se poser devant moi sur une branche au-dessus. Je suis accueilli dans le lieu par la gardienne et peux y revenir quand bon me semble. 
Quelques ann√©es plus tard, ce lieu a disparu emport√© par les flots. 
Deux autres signes en montagne, √† deux moments diff√©rents. 
Une fois je m'apprêtais à faire Compostelle en partant en mars avec un sac de 25 kilos (deux grosses erreurs), en commençant depuis Saint-Jean-Pied-de-Port dans les Pyrénées.
Au dernier village, avant de monter pour la haute montagne, un chien de berger sort de je ne sais quelle baraque et commence à me suivre.
Il me retarde car il veut toujours jouer. Il ramasse n'importe quel b√Ęton ou caillou et me les d√©pose devant les pieds. Il veut jouer. Trente fois, quarante fois, cinquante fois je me suis baiss√© pour lui lancer. On s'arr√™te, partage un casse-cro√Ľte et on reprend la route.
Sur un haut plateau, des chevaux sauvages s'avancent menaçants, guidés par un fort étalon. N'ayant pas le temps qu'on me coupe la route, je dis au chien : "protège moi". Il se met en travers et aboie sur les chevaux. Ceux-ci me laissent alors passer.
Plus tard et un peu plus haut, le chien tout d'un coup se baisse sur ses pattes, il n'avance plus, son ventre touche presque le sol tellement il est baiss√© et il regarde l'horizon. Je l√®ve la t√™te et l√†.... je n'avais jamais vu des nuages aussi noirs. Ils surplombent les montagnes devant et vont droit sur nous √† grande vitesse. Je n'ai pas le temps de mettre mon sac au sol pour sortir mon poncho, qu'une pluie de gr√™lons nous tombe dessus. J'avance p√©niblement. En cinq minutes, la route devient verglac√©e. Je glisse et chute plusieurs fois. Je saigne, je n'ai pas de crampons, tout est blanc. On est en train de se prendre une grosse temp√™te. 
Je ne peux franchir le col, impossible et trop dangereux. Et y a quoi de l'autre c√īt√© ? Il me faut un abri de toute urgence. 
Je me retourne et vois plus bas des cabanes de bergers. On y court avec le chien. Les quatre premi√®res sont ferm√©es. La cinqui√®me s'ouvre. Il y a juste un banc, c'est parfait. Je ferme et barricade la porte aux planches de bois rudimentaires avec une b√Ęche.
On se met √† l'aise, partage un repas et malgr√© le vent qui siffle et la neige qui s'accumule dehors, on dort bien. 
Le lendemain, j'ai compris le message : je n'ai rien √† faire dans les montagnes quand j'ai des choses √† r√©gler ailleurs. Je fais demi-tour et ram√®ne le chien √† son village. Cet √™tre super intelligent, en jouant constamment avec moi m'a emp√™ch√© de franchir le col en me prenant la temp√™te de l'autre c√īt√© avec s√Ľrement l'incapacit√© de revenir et de ne pas trouver d'abri. M'a t-il sauv√© la vie ? Car je ne sais pas ce que √ßa donne toute une nuit dehors en haute montagne sous les gr√™lons et la neige en dormant par terre...
En arrivant au village, sa propriétaire qui était par enchantement devant une maison me dit : "qu'est-ce qu'il est bête ce chien, il suit tous les randonneurs". Ah ok, c'était le gardien du Col. Merci à lui.
Une autre fois, je monte en haut d'un pic. La randonn√©e est superbe, en face, le pic du Midi d'Ossau. Grand ciel bleu, avec l'autre grande couleur dominante : c'est tout vert partout. Les dix derniers m√®tres se font en escalade. 
Je pose mon sac et je vais pour boire un coup et manger un morceau quand je regarde machinalement derrière moi vers la plaine. Nom de Zeus ! Une mer de nuages arrive à toute allure. Dans cinq minutes c'est le brouillard total. Vite, je remets mon sac sur les épaules et descends en courant après la partie rocailleuse.
En peu de temps, la temp√©rature change et d'un seul coup mon corps se trouve comme dans une matrice grise, humide, mouvante, froide, sans aucune visibilit√©. 
Bon sang... je n'y vois plus rien. O√Ļ est le chemin ? Impossible de se rep√©rer. Le d√©cor a compl√®tement chang√©. Il n'y a plus de grandes √©tendues √† perte de vue, ni d'horizon, ni de vue sur une quelconque descente. Il n'y a que les quelques m√®tres autour de moi. Mais soudain, un petit oiseau arrive de je ne sais o√Ļ. Il se plante √† quatre m√®tres et gazouille. Machinalement, √©tant la seule √Ęme qui vive, mon corps va en sa direction. Alors il s'envole et se pose un peu plus loin, mais toujours pour que je puisse le voir. Alors je le suis. Et il fait √ßa de nombreuses fois. 
Et qu'est-ce que faisait ce petit oiseau ? Il me montrait le chemin. 
J'ai pu finir par entendre le son de la rivière plus bas et me diriger vers elle, indiquant la route.
Voil√† un moment que je ne suis pas reparti seul dans la nature avec un sac √† dos. D'une part, parce que maintenant j'ai ma fille et que d'autre part je n'ai plus 25 ou 30 ans. Porter un sac √† dos de 25 kg demande beaucoup de force et d'√©nergie. 
L'avant dernière fois que je l'ai fait, c'était pour aller dans la forêt d'Iraty et j'en ai bavé. Après trois heures de marche en monté, on a qu'une envie c'est de trouver un lieu pour établir son campement. Mais quand on ne trouve pas, ce n'est pas facile entre minimiser ses efforts parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer ou les amplifier pour trouver au plus vite.
Deux campements : le premier n'en pouvant plus se fait dans une clairi√®re au d√©tour d'un chemin. Le lendemain matin, d√©part acc√©l√©r√© avec le passage d'un troupeau de ch√®vres et de boucs passant autour de ma tente et perch√© sur une branche en attendant leur √©loignement. Et pour le deuxi√®me, un tr√®s bel endroit magique et surr√©aliste √† la d√©couverte d'espaces inconnus, des lisi√®res de for√™ts verdoyantes d'o√Ļ flottent √† leurs pieds des nuages constants comme des vapeurs, mais sentant une pr√©sence ou plut√īt un regard, la sensation d'√™tre √©pi√©. 
En arrivant et en explorant le premier jour, je tombe sur un aigle immense qui s'envole à mon arrivée en haut d'une colline. Deux mètres entre nous. Magnifique mais impressionnant. Le message, c'était de partir de là.
Puis des bruits de gros animal dévalant la colline et venant renifler mon campement chaque soir toujours un peu plus près. Je sais par expérience que ce n'était ni un cervidé ni un sanglier. J'ai préféré écourter le séjour.
C'est une fois √©galement, sur la magnifique randonn√©e du Lurien que j'avais install√© ma tente aux abords de la for√™t. Le soir m√™me, un puissant orage √©clate. Je suis n√© dans les Landes et les orages l√†-bas sont tr√®s forts. √Ä deux pas de l'Atlantique, les √©l√©ments se d√©cha√ģnent. Mais l√† en montagne, dans un cirque encaiss√©, l'orage est de toute violence, avec un bruit intensifi√©, assourdissant.
L'√©clair et le son sont synchrones, ce qui veut dire que l'orage est au-dessus. Ce soir l√† j'ai pri√©. Mais plus encore quand j'ai entendu des bruits lourds autour de ma tente et des reniflements. Je me suis mis en m√©ditation avec mon poignard √† port√©e de main. 
J'ai peu dormi et suis reparti d√®s le lever du jour. J'√©tais s√Ľr que c'√©tait un ours. D'ailleurs, c'est cette nuit l√† que j'ai int√©gr√© ses √©nergies totem.
La derni√®re vir√©e avec un sac √† dos √ßa a √©t√© avant la naissance de ma fille. Cette fois-ci de l'autre c√īt√© de la France, dans les Alpes-de-Haute-Provence. 
Apr√®s une randonn√©e, je trouve un endroit sympa o√Ļ bivouaquer. Je m'installe pour le premier soir sous un grand ch√™ne, mais je m'y trouve trop expos√©. Le lieu est chouette mais quelque chose ne va pas. Je d√©cide de trouver un autre endroit et monte plus haut. Je trouve des ruines sur un flanc de montagne. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que j'y serais √† l'abri.
J'explore alentour et trouve une carcasse de sanglier encore odorante. Des loups.
Je barricade les ruines et me prot√®ge au maximum pour la nuit. J'ai pr√©vu de rentrer dans une semaine car √† cet endroit personne ne passe et je m'y suis fait d√©poser. Aucun transport. 
Chaque nuit, des bruits deviennent de plus en plus forts. Le jour je me sens observé et pas à l'aise.
Le jour du départ, je le fais en courant. Sur la route, j'attends trois heures avant que quelqu'un ne passe. L'homme qui m'a conduit à une gare ensuite m'a confirmé : " tu es fou, tu as failli te faire bouffer, y a des loups ici ! ". Message : arrêter de vouloir s'enfuir dans la nature pour réchapper à la réalité. La nature, c'est elle qui nous trouve.
Quelques années plus tard, après avoir intégré les énergies sanglier ici, les oiseaux se manifestent à moi depuis un moment sur ma route, sur chaque chemin. Ils me disent de ralentir, plus profiter de la vie. Mais j'ai beaucoup moins de temps qu'avant.
Aujourd'hui ce sont eux qui viennent me réconforter par cet hiver et m'apporter des messages. Il n'y a plus de fuite cette fois, je vis en ville. Quoique... quelque part je fuis les difficultés de cette ville car ce n'est pas vivable pour moi, mais suis obligé d'y rester. Ou peut-être qu'en vérité, maintenant c'est l'inverse, c'est ma nature que je fuis... (parce qu'elle est incompatible avec la société humaine notre vraie nature).
Ils viennent à moins d'un mètre. Ce sont des petits rouges-gorges. Il y en a deux ou trois. Je leur ai acheté des graines. Apparemment c'est ce qu'ils me demandaient. Ça me fait du bien de les voir car la vie ici n'est pas facile. Ils sont des signes de la vie, des messages de vie et ils me réclament.
Alors je vais bien m'occuper d'eux, qui me demandent donc de bien m'occuper de moi. Car les rouges-gorges s'ils ne trouvent pas à manger l'hiver, meurent.

25 janvier 2023

Note

Être libre, c'est rester sans corps.
La réincarnation est un piège.
Un corps matériel signifie esclavage.
On peut tout expérimenter sans corps.
Pour peu qu'on se rappelle qui on est et qu'on soit libéré de sa prison.

Le p√©ch√© originel dont il est question dans la bible (livre satanique de la pire des sectes), a √©t√© √† des √Ęmes pures et tr√®s grandes (mais innocentes et na√Įves) de go√Ľter √† de la nourriture mat√©rielle sous l'influence du serpent (les reptiliens). Ainsi au niveau vibratoire, le corps √©nerg√©tique s'est solidifi√© en un corps mat√©riel de part la nourriture aval√©e et transformant les mol√©cules de lumi√®re en mol√©cules densifi√©es.
De ce fait, les corps énergétiques qui étaient avant libres et amplifiés, se retrouvent prisonniers et amoindris dans la dimension de la nourriture mangée. Et plus la nourriture est lourde, plus les corps se densifient, ce qui impacte sur la conscience, l'endort et réduit les pouvoirs du corps énergétique.
Ensuite, on a plus qu'√† imposer des lois, de la peur, du temps pour oublier, et on a de parfaits serviteurs. 
L'humain n'est l√† que pour exploiter la plan√®te pour le compte d'autres qui les exploitent. √áa s'appelle le travail. 
La connexion √† l'√Ęme est perdu pour 95% de ces √™tres.
Et également 95% des enseignements spirituels sont falsifiés pour servir l'Ombre et rester sur ce plan, en faisant croire que c'est la Lumière.
Des √Ęmes plus fortes s'incarnent alors les reptiliens ayant exp√©riment√© sous le r√®gne nazi la nourriture chimique, ont valid√© avec les gouvernements traites et corrompus des additifs E... pour rendre malade, d√©traquer le corps, d√©stabiliser le mental et le rendre fou. √áa s'appelle la nourriture industrielle et fast-food. L'Organisation Mortelle de la Sant√© a pris le relais, dirig√©e par les m√™mes.
Aux √Ęmes les plus grandes qui se sont tourn√©es vers le vrai bio et les pratiques spirituelles, ils ont rajout√© les ondes √©lectromagn√©tiques pour mettre une chape de plomb qui √©crase la conscience et bousille les √©nergies pour emp√™cher toute √©volution.
Pour ceux qui ont de hautes √©nergies, qui sentent ces ondes et qu'on appelle les √©lectrosensibles, c'est un calvaire au quotidien avec maux de t√™te constants. La meilleure m√©thode consiste alors √† ne plus monter en √©nergie mais √† s'ancrer au maximum. 
Les d√©mons qui mettent en place tout √ßa seront de futurs humains devant recommencer tous les r√®gnes humains depuis le d√©but, avec bien s√Ľr, l'√©quivalent en souffrance qu'ils ont caus√©. 
Quant aux autres, aux r√©sistants, voil√† le prix √† payer pour avoir pris un corps et croire que c'√©tait pour √©voluer, ou bien √† toutes les autres √Ęmes endormies qui ont √©t√© plac√©es l√† comme du b√©tail dans la chaine d'un abattoir qui r√©duit tout en bouillie sans aucune consid√©ration et sans qu'elles ne se rendent compte de rien.
L'humain autorise ça, donc il l'autorise sur lui. "Mangez car ceci est mon corps et mon sang...". De même pour les laboratoires sur des animaux vivants, il est alors aussi un cobaye pour d'autres. Ce sont les lois universelles.
De ce fait, à un moment donné, certains Starseeds doivent réintégrer une partie de leur ombre qui est un ancien reptilien. Il s'agit alors d'une part de leur corps universel. Et ce sera très dur à mettre en lumière. Mais qui prend un corps est sujet au karma et personne ne réchappe aux lois universelles.
Ainsi les premiers (ceux qui sont au pouvoir gr√Ęce √† l'exploitation des √™tres), seront les derniers.
Quant aux vainqueurs de l'Ombre (dans la force mat√©rielle unifi√©e), aux affranchis, ceux qui ne sont plus int√©ress√©s par les soci√©t√©s humaines (donc par la mort, c'est-√†-dire tout ce qu'elle a de nuisible √†  proposer), f√©licitations.

23 janvier 2023

Bient√īt la fin

19 janvier 2023

Le froid


Voil√† une bonne semaine que les temp√©ratures sont bien descendues. Il faut rester actif et bouger encore plus. 
Sport le matin et marche ensuite. 
Le soir, se faire un repas chaud. Plus trop le temps de tra√ģner dehors ensuite. Les mains et les pieds sont gel√©s malgr√© les squats et les pompes. Vite, dans le sac de couchage avec la couette hiver par-dessus et la grosse couverture polaire au-dessus. L√†, y a plus d'hiver qui tienne. Jusqu'au matin... Repas rapide avec d√©but de footing short tee-shirt les mains dans les poches, √† l'assaut du Mont Chauve. 
√Čtape de vie √† la militaire et souvenirs du 9√®me RCP.
Le lendemain matin, c'est tout blanc. Mais il s'agit de la gr√™le tomb√©e cette nuit. 
J'ai finalement ressorti les gants et le bonnet, √ßa va bien mieux. 

Soupe de légumes chaude, le top

16 janvier 2023

Sur les joies de vivre dehors, ses difficultés et la dignité

Nombreux sont ceux, et combien ils ont raison ici dans les sociétés occidentales, de considérer l'état de sans domicile comme l'extrême niveau au plus bas de la place sociale.
La grande vérité derrière cette considération est la peur inconsciente de vivre cette même expérience. Démuni, sans toit, sans argent, qui suis-je ?
Alors il y a tout une identification sociale qui rentre en jeu et √† laquelle, inconsciemment, on adh√®re car on ne voit pas la richesse de l'exp√©rience mais plut√īt sa pauvret√©. 
Sa pauvret√© car c'est ce que montre, en apparence, ceux qui vivent dans cette situation. 
Pourtant, nos origines viennent de la nature n'est-ce pas ? 
Pourtant, avant on savait vivre dehors. On savait se d√©brouiller avec ce qu'offrait la nature et √† mon sens, on √©tait bien plus √©volu√© ou du moins connect√© que maintenant. 
Si demain la société s'écroule, que savent faire les gens ? Perdition, dépression ou guerre civile (en somme : la loi du plus fort ou du plus débrouillard).
Il y a une personne qui m'est proche et qui juge ma condition, j'aimerais lui dire qu'il faut voir plut√īt si elle arriverait √† se d√©brouiller aussi bien dans cette situation.
C'est ça qui est important, savoir vivre et se débrouiller sans rien en utilisant ce que la nature ou la vie nous offre. Saisir les opportunités, voir clair, être vif d'esprit et savoir débusquer (ou sentir) en une fraction de seconde les gens dignes de confiance ou non.
Je fais des campements dans la nature chaque année depuis 2009 (et c'est à l'armée tout d'abord qu'on m'a appris à le faire). J'ai lu quelques livres de survie. J'ai expérimenté et validé certaines choses importantes et essentielles.
Ce qu'il faut savoir, avant tout, avant de s'aventurer dans la nature ou d'y √™tre contraint (car je ne conseille absolument pas d'√™tre sans domicile en ville), c'est que le moral ou mental doit √™tre fort. Pour cela, lire mes anciens articles au libell√© "Campement". Car in√©vitablement, et pour une premi√®re √ßa peut √™tre le choc, voire le traumatisme. 
La nature est notre meilleur allié !
Il faut prendre √ßa comme un retour "positif" aux sources. 
Ensuite (voire mon article "Recommandations campement), trouver le bon mat√©riel et s'installer dans un lieu s√Ľr. La seule chose ensuite concernera la nourriture. 
La dignit√© peut en prendre un coup. Ne pas pouvoir se laver quand et comme on le veut a √©t√© pour moi le plus √©prouvant. Bien s√Ľr et en deuxi√®me position, manger √† sa faim. Quelques fois j'ai fouill√© dans les poubelles ou bien compt√© mes centimes pour pouvoir m'acheter une baguette de pain pour la journ√©e, mais √ßa a √©t√© plut√īt rare.
J'ai toujours refus√© de faire la manche. Toujours je me suis dit que je pouvais me d√©brouiller. 
√Ä pr√©sent, m√™me en dormant dehors j'ai suffisamment √† manger et je fais du sport tous les matins. 
La dignit√© humaine est quelque chose de tr√®s important. Elle joue sur le moral d'une fa√ßon tr√®s significative. On ne s'en rend pas compte comme √ßa quand on a une salle de bain, une cuisine et un frigo, ou m√™me une machine pour laver son linge, mais quand on a rien de tout √ßa on se trouve appauvri, voire moins que rien. Que faire, comment faire ? Telles seraient les questions et probl√®mes de 90 % des gens. 
La soci√©t√© actuelle ne nous apprend rien, si ce n'est d'√™tre un bon consommateur et un bon producteur. Elle offre de multiples diversit√©s et distractions. Mais la vie, la vraie vie elle est o√Ļ l√†-dedans ? Sait-on qui on est, d'o√Ļ on vient, pourquoi on est l√†, et surtout, sait-on √™tre quelqu'un de bien ? Sait-on devenir l'√™tre unique que l'on est sans se fondre √† un moule ? Sans imiter les conditionnements d'une soci√©t√© qui ne sait plus vivre dans la vraie vie ? 
C'est là toute la difficulté de cette époque, car on ne veut pas entendre de la vie dehors. Ce n'est pas possible, la société humaine est tellement bonne pour nous... Elle nous offre tellement de choses pour nous détourner de nous-mêmes. Ce serait pure folie que de l'abandonner ou pire, qu'elle nous abandonne. Que deviendrons-nous ?
Je vous le dis, soit des êtres souverains soit des moins que rien.
Et un truc des plus importants, c'est qu'on se fiche royalement si on n'a pas pris de douche depuis 4 ou 5 jours quand il s'agit de manger et d'être bien.
La dignit√© humaine, se sentir digne, c'est dans la t√™te. Soit on s'appr√©cie tel que l'on est, dans n'importe qu'elle situation, soit on se sent inf√©rieur et √ßa √ßa ne date pas d'hier. 
Donc, même sans rien, dehors, on peut se sentir fort et quelqu'un de bien. Et ça, ça fait toute la différence. Non seulement pour vous, mais pour tous ceux que vous croisez, que ce soit dans la posture et l'attitude.
Le vrai pouvoir, la vraie création, c'est dans la tête en premier lieu et comment on s'occupe de son corps en deuxième lieu.
Tout change et peut changer en fonction de ce que l'on veut cr√©er en soi et dans quoi on donne ses √©nergies. 
Paix et Amour.