Aide au développement personnel et spirituel / Soins énergétiques

Aller mieux dans sa vie. Sortir de ses problèmes
Progresser plus rapidement dans son évolution
R√©ponse √† toute question concernant le bien-√™tre, le d√©veloppement personnel, spirituel et √©nerg√©tique avec conseils et solutions. 
Aide √©galement pour les probl√®mes d’ordre existentiel, ainsi que pour sortir d’un traumatisme, abus sexuel, d’un burn-out, gu√©rir de son pass√© et √† trouver la paix.

Soins énergétiques à distance
(13 ans de pratique)
Soulagement de maux, nettoyage du corps, ancrage, alignement, renforcement du syst√®me immunitaire, apaisement du mental et stabilit√© √©motionnelle, d√©blocages de nŇďuds/densit√©s, lib√©ration, d√©ploiement de la conscience etc.
(Ne se substitue pas à un traitement médical).

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17 novembre 2022

3 Hivers


L'hiver s'en vient. Le troisième dehors. Je ne sais pas comment j'ai fait pour tenir. Ce n'est pas destiné à tout le monde. Au delà des apparences, cette expérience est très haute, tant symboliquement qu'évolutivement.
Non pas que la vie au campement soit dure en soi, c'est tout ce qui est v√©cu √† c√īt√©. 
Non pas non plus que la vie soit paisible, √† marcher tranquillement en ville ou dans la nature, √† contempler les arbres ou les oiseaux. Ce n'est pas le cas. √áa a √©t√© v√©cu par le pass√© mais s√Ľrement que je devais rattraper le temps perdu dans la grande agitation, l√† o√Ļ il n'y a plus le temps d'appr√©cier le temps, dans la grande mati√®re dense et sa conqu√™te.
C'est tout ce qui a √©t√© travers√© jusque l√† et la force qu'il y faut pour tenir, pour ne pas que le moral d√©gringole, pour ne pas perdre pied et √ßa √©t√© le cas car je n'avais pas la connaissance de √ßa, de cette ma√ģtrise, pas le savoir de la finalit√© de l'histoire.
On ne peut parler de choses que l'on n'a pas expérimenté. De même, qu'on ne peut pas aider autrui de la manière la plus efficace sans avoir vécu ses problèmes et en être sorti.
J'ai go√Ľt√© √† la mis√®re en plein nez, parce que la densit√© de la mati√®re o√Ļ je faisais mon exp√©rience a √©t√© trop dure √† vivre pendant 4 ans, avec 2 ann√©es dehors. Et je me suis jug√©, n'arrivant pas √† r√©ussir dans cette mis√®re mat√©rielle que j'appelle la ville ou soci√©t√© humaine, j'ai fini par croire que c'√©tait moi qui la vivait. Alors que de savoir se d√©brouiller avec peu, savoir vivre dehors est tout simplement riche et grandiose, pour peu que l'on fasse attention √† ce que l'on fait, et encore faut-il avoir imp√©rativement son campement dans la nature. Un savoir faire toujours am√©lior√© depuis 2008. Merci pour √ßa. 
L'hiver approche, les jours de pluie sont des jours de gal√®re, mais √† pr√©sent il n'y a plus de baisse de moral car je reste centr√© et focalis√© sur un objectif et ne laisse plus la place au moi-inf√©rieur, qui lui aussi, et d'une fa√ßon tr√®s utile pour la suite, a √©t√© assez exp√©riment√©. 
L√† o√Ļ √ßa a √©t√© le plus dur, indirectement ma fille m'a fait tenir. Sans elle, il y a longtemps que je serais retourn√© dans ma r√©gion : les Pyr√©n√©es Atlantiques. Beaucoup plus verdoyant, avec une nature plus luxuriante, plus √©nerg√©tique et beaucoup moins peupl√©, beaucoup plus calme, serein et peu √©lectromagn√©tis√© en comparaison. On peut s'y ressourcer et s'y r√©g√©n√©rer nettement mieux. 
Mais la vie m'a envoyé ici. Et j'ai compris pourquoi. J'ai mis 1 an à m'y faire à Nice tellement c'était dur au début. Je crois finalement que je ne m'y suis toujours pas fait. Toutefois, cette ville m'a appris des choses et m'a donné force, ancrage et un amour bien plus grand.
C'est dans l'aide √† la personne que j'√©prouve le plus de bien-√™tre actuellement. Quand on aide quelqu'un √† qui √ßa fait vraiment du bien, on sent son retour et appr√©ciation envers soi, on se sent utile. 
Il est cependant difficile de se comporter en machine. Quarante-cinq kilomètres par jour en moyenne, même le dimanche, à peu près 3h dans ma voiture au quotidien, toujours à bouger, toujours à avoir quelque chose à faire, j'y mange dedans tous les midis, parfois le soir mais rarement, et me soucier d'avoir assez d'argent, bien m'occuper de ma fille qui passe en priorité...
Or à présent, l'état d'esprit est centré sur la réalité, en paix, vers du meilleur.

"Yopopop les loulous, c'est papa ! Attention attention, je rentre √† la maison, on me laisse passer, yopopop, yopopop !" 
√áa c'est la phrase que je dis fort en rentrant le soir au campement quand il fait nuit tous les 15 m√®tres, en claquant des mains pour pr√©venir les sangliers. Parfois, √ßa grogne dans les bosquets sur les c√īt√©s. La nuit, il y en a plein.
Je me disais √† un moment que j'en avais marre de retrouver cette mis√®re, tous les jours. Mais ce n'est pas le campement en soi la mis√®re, c'est cette difficult√© √† subvenir aux besoins mat√©riels sur ce monde, cette ville, ces soci√©t√©s humaines. Des besoins mat√©riels d'une soci√©t√© malade et d√©connect√©e de tout, qui impose sa marche √† suivre √† tous, o√Ļ la vie est devenue un produit de consommation, un objet, car l'humain en devient un aussi, alors il traite la vie de m√™me. 
Par chance √©volutive, j'y ai fait une fille. Oblig√© d'y rester. Conqu√©rir la mati√®re √©tait une continuit√© de mes envies. Une suite logique. Car bien entendu, il est question de conqu√©rir sa propre mati√®re, diviniser son corps. J'y √©tais arriv√© dans la nature 13 ans plus t√īt, ici je ne pensais pas que ce serait aussi dur, que je m'y perdrais autant, m√™me pas comme Adattreya. Non non, c'√©tait bien plus dur. Et j'√©crirai bient√īt la suite d'Adattreya, la suite de Choisir d'√™tre Vie, et un livre sur la M√©thode Robdar, quand je serai sorti de cette grande et ultime √©preuve, et qu'encore une fois, √ßa devienne une victoire. 
Car ce qu'on vit, l√† o√Ļ on le vit, est une question de puissance √©volutive. Y a des paliers de r√©alisation, des ouvertures √† des moi plus grands ou universellement plus vastes, et √ßa peut √™tre sans fin. M√™me la conqu√™te du bas est sans fin, car tout part du centre. L'√©volution est concentrique, non pas verticale et encore moins uniquement vers le haut. 
La matière expérimentée correspond aux chakras. Ceux-ci grandissent tout le temps, ainsi la puissance de la matière expérimentée.
De ce fait, la mati√®re change tout le temps en fonction de ce qui est fait ou non dans les chakras et de leurs √©tendues universelles. Et ce n'est pas une question de d√©monstration ext√©rieure dans l'abondance de biens mais de r√©alisations int√©rieures. 

Pour conclure, la mis√®re mat√©rielle n'est pas li√©e √† la pauvret√© ou richesse mat√©rielle ext√©rieure, c'est le fait de l'√™tre ou pas √† l'int√©rieur de soi. 
On peut √™tre soit disant pauvre et tr√®s riche. Et qu'est-ce qu'√™tre pauvre ? Est-ce que les sadh√Ľs ou les moines s'int√©ressent √† cette question ? √áa ne les concerne pas. Il n'y a que dans des soci√©t√©s qui prennent la vie pour un objet de consommation qu'il y a ces √©tiquettes et identifications.
En acqu√©rant la richesse mat√©rielle int√©rieure, on sort de tout √ßa. Et c'est cela la seule chose qui reste pour sa propre √©volution : comment on a fait √©voluer sa propre mati√®re, en faisant avec ce qui est l√† √† l'ext√©rieur. Alors les biens ext√©rieurs n'ont plus vraiment d'importance. On d√©passe ainsi sa condition. Et c'est en n'en √©tant plus affect√©, qu'on vainc l'√©preuve. 
Le but n'est donc pas la réussite matérielle, mais le cap vers son moi-supérieur dans la matière, qui y apporte ainsi sa réussite.
On se doit de réussir en étant soi, pas en faisant du mimétisme.
Et la création commence avec ce que l'on met dans son corps.

Chaque matin avant de partir en ville