Aide au développement personnel et spirituel / Soins énergétiques

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R√©ponse √† toute question concernant le bien-√™tre, le d√©veloppement personnel, spirituel et √©nerg√©tique avec conseils et solutions. 
Aide √©galement pour les probl√®mes d’ordre existentiel, ainsi que pour sortir d’un traumatisme, abus sexuel, d’un burn-out, gu√©rir de son pass√© et √† trouver la paix.

Soins énergétiques à distance
(13 ans de pratique)
Soulagement de maux, nettoyage du corps, ancrage, alignement, renforcement du syst√®me immunitaire, apaisement du mental et stabilit√© √©motionnelle, d√©blocages de nŇďuds/densit√©s, lib√©ration, d√©ploiement de la conscience etc.
(Ne se substitue pas à un traitement médical).

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28 janvier 2023

Les signes de la vie

La meilleure chose que Dieu ait faite en mati√®re de message pour le retour aux sources, √† la r√©alit√© ou pr√©sence (revenir √† soi), sont les animaux sauvages, et plus pr√©cis√©ment ceux appel√©s animaux totem. Non pas dans l'imaginaire mais de ceux qui existent vraiment et viennent nous voir ou parler quand c'est le bon moment. 
Animaux totem car ils repr√©sentent des parts de nous-m√™mes. Et dans tout les cas, c'est un appel au retour √† la nature. 
Quand cela arrive, inévitablement il y a eu égarement, car si ce n'est pas le cas, la connexion à la nature est constante, donc à toutes sortes d'animaux "totems" au quotidien.
Je parle de nature, la connexion aux énergies en premier lieu, alors les animaux totem peuvent arriver en visions et messages intérieurs.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de vivre ces exp√©riences. 
La premi√®re et la plus marquante a √©t√© en 2009 dans une for√™t de pins magnifiques aux senteurs et √©nergies bienfaitrices. J'y m√©ditais tous les jours, dos contre un pin, les paupi√®res mi-closes, absorbant les reflets divins du soleil √† travers les branchages. Une lumi√®re dor√©e inondait le lieu et mes √©nergies √©taient d'une puret√© incroyable. C'√©tait doux, lumineux, transcendant, intemporel. 
Soudain, un infime craquement se fait entendre sur ma gauche. Je tourne la tête au ralenti et je vois une magnifique petite biche me regarder. Elle incline trois fois la tête comme pour me saluer. Elle est à quatre mètres. Je lui renvoie doucement sa salutation. Tout se fait tout seul. Mes paupières et ma tête se baissent légèrement vers elle. C'est subtil. Une intensité de lumière plus grande envahie l'espace. Et la petite biche passe alors tranquillement devant moi en faisant passer ses trois petits qui ne m'ont pas vu et mangent des brins d'herbe paisiblement. Ce moment est magique. Je n'ai pas bougé. Le temps n'existait plus. Un sourire se dessina sur mes lèvres et une douce joie me remplit le coeur.
Une autre fois je m√©dite dans une for√™t de bambous, le soleil se couche, tout est dans la p√©nombre. Mes √©nergies sont hautes, fortes. Tout d'un coup des gros claquements d'ailes se font entendre. Une grosse chouette invisible vient de se poser devant moi sur une branche au-dessus. Je suis accueilli dans le lieu par la gardienne et peux y revenir quand bon me semble. 
Quelques ann√©es plus tard, ce lieu a disparu emport√© par les flots. 
Deux autres signes en montagne, √† deux moments diff√©rents. 
Une fois je m'apprêtais à faire Compostelle en partant en mars avec un sac de 25 kilos (deux grosses erreurs), en commençant depuis Saint-Jean-Pied-de-Port dans les Pyrénées.
Au dernier village, avant de monter pour la haute montagne, un chien de berger sort de je ne sais quelle baraque et commence à me suivre.
Il me retarde car il veut toujours jouer. Il ramasse n'importe quel b√Ęton ou caillou et me les d√©pose devant les pieds. Il veut jouer. Trente fois, quarante fois, cinquante fois je me suis baiss√© pour lui lancer. On s'arr√™te, partage un casse-cro√Ľte et on reprend la route.
Sur un haut plateau, des chevaux sauvages s'avancent menaçants, guidés par un fort étalon. N'ayant pas le temps qu'on me coupe la route, je dis au chien : "protège moi". Il se met en travers et aboie sur les chevaux. Ceux-ci me laissent alors passer.
Plus tard et un peu plus haut, le chien tout d'un coup se baisse sur ses pattes, il n'avance plus, son ventre touche presque le sol tellement il est baiss√© et il regarde l'horizon. Je l√®ve la t√™te et l√†.... je n'avais jamais vu des nuages aussi noirs. Ils surplombent les montagnes devant et vont droit sur nous √† grande vitesse. Je n'ai pas le temps de mettre mon sac au sol pour sortir mon poncho, qu'une pluie de gr√™lons nous tombe dessus. J'avance p√©niblement. En cinq minutes, la route devient verglac√©e. Je glisse et chute plusieurs fois. Je saigne, je n'ai pas de crampons, tout est blanc. On est en train de se prendre une grosse temp√™te. 
Je ne peux franchir le col, impossible et trop dangereux. Et y a quoi de l'autre c√īt√© ? Il me faut un abri de toute urgence. 
Je me retourne et vois plus bas des cabanes de bergers. On y court avec le chien. Les quatre premi√®res sont ferm√©es. La cinqui√®me s'ouvre. Il y a juste un banc, c'est parfait. Je ferme et barricade la porte aux planches de bois rudimentaires avec une b√Ęche.
On se met √† l'aise, partage un repas et malgr√© le vent qui siffle et la neige qui s'accumule dehors, on dort bien. 
Le lendemain, j'ai compris le message : je n'ai rien √† faire dans les montagnes quand j'ai des choses √† r√©gler ailleurs. Je fais demi-tour et ram√®ne le chien √† son village. Cet √™tre super intelligent, en jouant constamment avec moi m'a emp√™ch√© de franchir le col en me prenant la temp√™te de l'autre c√īt√© avec s√Ľrement l'incapacit√© de revenir et de ne pas trouver d'abri. M'a t-il sauv√© la vie ? Car je ne sais pas ce que √ßa donne toute une nuit dehors en haute montagne sous les gr√™lons et la neige en dormant par terre...
En arrivant au village, sa propriétaire qui était par enchantement devant une maison me dit : "qu'est-ce qu'il est bête ce chien, il suit tous les randonneurs". Ah ok, c'était le gardien du Col. Merci à lui.
Une autre fois, je monte en haut d'un pic. La randonn√©e est superbe, en face, le pic du Midi d'Ossau. Grand ciel bleu, avec l'autre grande couleur dominante : c'est tout vert partout. Les dix derniers m√®tres se font en escalade. 
Je pose mon sac et je vais pour boire un coup et manger un morceau quand je regarde machinalement derrière moi vers la plaine. Nom de Zeus ! Une mer de nuages arrive à toute allure. Dans cinq minutes c'est le brouillard total. Vite, je remets mon sac sur les épaules et descends en courant après la partie rocailleuse.
En peu de temps, la temp√©rature change et d'un seul coup mon corps se trouve comme dans une matrice grise, humide, mouvante, froide, sans aucune visibilit√©. 
Bon sang... je n'y vois plus rien. O√Ļ est le chemin ? Impossible de se rep√©rer. Le d√©cor a compl√®tement chang√©. Il n'y a plus de grandes √©tendues √† perte de vue, ni d'horizon, ni de vue sur une quelconque descente. Il n'y a que les quelques m√®tres autour de moi. Mais soudain, un petit oiseau arrive de je ne sais o√Ļ. Il se plante √† quatre m√®tres et gazouille. Machinalement, √©tant la seule √Ęme qui vive, mon corps va en sa direction. Alors il s'envole et se pose un peu plus loin, mais toujours pour que je puisse le voir. Alors je le suis. Et il fait √ßa de nombreuses fois. 
Et qu'est-ce que faisait ce petit oiseau ? Il me montrait le chemin. 
J'ai pu finir par entendre le son de la rivière plus bas et me diriger vers elle, indiquant la route.
Voil√† un moment que je ne suis pas reparti seul dans la nature avec un sac √† dos. D'une part, parce que maintenant j'ai ma fille et que d'autre part je n'ai plus 25 ou 30 ans. Porter un sac √† dos de 25 kg demande beaucoup de force et d'√©nergie. 
L'avant dernière fois que je l'ai fait, c'était pour aller dans la forêt d'Iraty et j'en ai bavé. Après trois heures de marche en monté, on a qu'une envie c'est de trouver un lieu pour établir son campement. Mais quand on ne trouve pas, ce n'est pas facile entre minimiser ses efforts parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer ou les amplifier pour trouver au plus vite.
Deux campements : le premier n'en pouvant plus se fait dans une clairi√®re au d√©tour d'un chemin. Le lendemain matin, d√©part acc√©l√©r√© avec le passage d'un troupeau de ch√®vres et de boucs passant autour de ma tente et perch√© sur une branche en attendant leur √©loignement. Et pour le deuxi√®me, un tr√®s bel endroit magique et surr√©aliste √† la d√©couverte d'espaces inconnus, des lisi√®res de for√™ts verdoyantes d'o√Ļ flottent √† leurs pieds des nuages constants comme des vapeurs, mais sentant une pr√©sence ou plut√īt un regard, la sensation d'√™tre √©pi√©. 
En arrivant et en explorant le premier jour, je tombe sur un aigle immense qui s'envole à mon arrivée en haut d'une colline. Deux mètres entre nous. Magnifique mais impressionnant. Le message, c'était de partir de là.
Puis des bruits de gros animal dévalant la colline et venant renifler mon campement chaque soir toujours un peu plus près. Je sais par expérience que ce n'était ni un cervidé ni un sanglier. J'ai préféré écourter le séjour.
C'est une fois √©galement, sur la magnifique randonn√©e du Lurien que j'avais install√© ma tente aux abords de la for√™t. Le soir m√™me, un puissant orage √©clate. Je suis n√© dans les Landes et les orages l√†-bas sont tr√®s forts. √Ä deux pas de l'Atlantique, les √©l√©ments se d√©cha√ģnent. Mais l√† en montagne, dans un cirque encaiss√©, l'orage est de toute violence, avec un bruit intensifi√©, assourdissant.
L'√©clair et le son sont synchrones, ce qui veut dire que l'orage est au-dessus. Ce soir l√† j'ai pri√©. Mais plus encore quand j'ai entendu des bruits lourds autour de ma tente et des reniflements. Je me suis mis en m√©ditation avec mon poignard √† port√©e de main. 
J'ai peu dormi et suis reparti d√®s le lever du jour. J'√©tais s√Ľr que c'√©tait un ours. D'ailleurs, c'est cette nuit l√† que j'ai int√©gr√© ses √©nergies totem.
La derni√®re vir√©e avec un sac √† dos √ßa a √©t√© avant la naissance de ma fille. Cette fois-ci de l'autre c√īt√© de la France, dans les Alpes-de-Haute-Provence. 
Apr√®s une randonn√©e, je trouve un endroit sympa o√Ļ bivouaquer. Je m'installe pour le premier soir sous un grand ch√™ne, mais je m'y trouve trop expos√©. Le lieu est chouette mais quelque chose ne va pas. Je d√©cide de trouver un autre endroit et monte plus haut. Je trouve des ruines sur un flanc de montagne. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que j'y serais √† l'abri.
J'explore alentour et trouve une carcasse de sanglier encore odorante. Des loups.
Je barricade les ruines et me prot√®ge au maximum pour la nuit. J'ai pr√©vu de rentrer dans une semaine car √† cet endroit personne ne passe et je m'y suis fait d√©poser. Aucun transport. 
Chaque nuit, des bruits deviennent de plus en plus forts. Le jour je me sens observé et pas à l'aise.
Le jour du départ, je le fais en courant. Sur la route, j'attends trois heures avant que quelqu'un ne passe. L'homme qui m'a conduit à une gare ensuite m'a confirmé : " tu es fou, tu as failli te faire bouffer, y a des loups ici ! ". Message : arrêter de vouloir s'enfuir dans la nature pour réchapper à la réalité. La nature, c'est elle qui nous trouve.
Quelques années plus tard, après avoir intégré les énergies sanglier ici, les oiseaux se manifestent à moi depuis un moment sur ma route, sur chaque chemin. Ils me disent de ralentir, plus profiter de la vie. Mais j'ai beaucoup moins de temps qu'avant.
Aujourd'hui ce sont eux qui viennent me réconforter par cet hiver et m'apporter des messages. Il n'y a plus de fuite cette fois, je vis en ville. Quoique... quelque part je fuis les difficultés de cette ville car ce n'est pas vivable pour moi, mais suis obligé d'y rester. Ou peut-être qu'en vérité, maintenant c'est l'inverse, c'est ma nature que je fuis... (parce qu'elle est incompatible avec la société humaine notre vraie nature).
Ils viennent à moins d'un mètre. Ce sont des petits rouges-gorges. Il y en a deux ou trois. Je leur ai acheté des graines. Apparemment c'est ce qu'ils me demandaient. Ça me fait du bien de les voir car la vie ici n'est pas facile. Ils sont des signes de la vie, des messages de vie et ils me réclament.
Alors je vais bien m'occuper d'eux, qui me demandent donc de bien m'occuper de moi. Car les rouges-gorges s'ils ne trouvent pas à manger l'hiver, meurent.

23 janvier 2023

Bient√īt la fin

19 janvier 2023

Le froid


Voil√† une bonne semaine que les temp√©ratures sont bien descendues. Il faut rester actif et bouger encore plus. 
Sport le matin et marche ensuite. 
Le soir, se faire un repas chaud. Plus trop le temps de tra√ģner dehors ensuite. Les mains et les pieds sont gel√©s malgr√© les squats et les pompes. Vite, dans le sac de couchage avec la couette hiver par-dessus et la grosse couverture polaire au-dessus. L√†, y a plus d'hiver qui tienne. Jusqu'au matin... Repas rapide avec d√©but de footing short tee-shirt les mains dans les poches, √† l'assaut du Mont Chauve. 
√Čtape de vie √† la militaire et souvenirs du 9√®me RCP.
Le lendemain matin, c'est tout blanc. Mais il s'agit de la gr√™le tomb√©e cette nuit. 
J'ai finalement ressorti les gants et le bonnet, √ßa va bien mieux. 

Soupe de légumes chaude, le top

30 décembre 2022



24 décembre 2022

Festin


Le repas de No√ęl que j'ai choisi.
Rien envie d'autre. Galette de soja √† la proven√ßale. C'est plut√īt bon.
Il faut remercier pour ce qu'on a. D'autres n'ont rien et en sont malheureux. 
À midi après le sport, un régal avec un bon avocat, entre autre, et un jus 100% multifruits.
Il est 21h25, une m√©ditation et je vais me coucher. 
Le soir, ma vie c'est le top.

Être dans le bien-être est facile et sans effort, ça ne demande rien.
Être dans le mal-être est difficile et demande des efforts, voire beaucoup.
La société humaine a choisi d'en faire beaucoup pour y être et à inverser complètement les notions de réussite, pour la simple et bonne raison qu'elle est un échec sans le savoir. Ainsi pour elle, sa réussite c'est de prospérer dans ce sens, en en faisant toujours plus.
Dans trop d'agitation, le mental est instable, hors contr√īle, il cr√©e de la souffrance par ses propres pens√©es et est attir√© par de la mauvaise nourriture (ce sont des efforts). D√©connect√©, le virtuel est devenu la Vie ou le Dieu, alors qu'il est la Mort, entra√ģnant l'humanit√© dans la robotisation (et c'est un libre arbitre). Le virtuel, c'est aussi la t√©l√© et le t√©l√©phone. C'est pourquoi, il y a le corps vide √† la vaccina 5jets (iaconnect√© et d√©connactable).

R√©ussir, c'est aussi pouvoir se faire un repas de No√ęl ou du Nouvel An comme √ßa, froid, seul dehors, et appr√©cier compl√®tement, en √©tant dans le pr√©sent, sans d√©faillance mentale. C'est-√†-dire, sans se faire souffrir par des pens√©es. 
Réussir, c'est aussi vivre dans la nature, y retrouver sa vraie nature, par conséquent redevenir civilisé et finalement s'apercevoir qu'on a besoin de rien.
On peut n'avoir rien et en être malheureux, ou avoir rien et être satisfait, ou apprécier le peu et trouver que c'est grand.
Sans effort, c'est le bien-être. Mais comme la rivière, comme l'arbre, il doit y avoir mouvement.
Manger mal, fumer, boire, penser mal, les √©crans, trop faire, c'est faire des efforts pour souffrir, pour le mal-√™tre. Et quand on souffre, on est dans le faux. Pourtant, c'est l'hymne de la soci√©t√© humaine. 
Alors il vaut mieux se faire un festin comme √ßa, dehors avec la vie, que des plateaux repas devant une t√©l√© sans plus rien appr√©cier vraiment, et finir d√©go√Ľt√© du trop.

13 décembre 2022

Force tranquille


Les secrets de l'état parfait même dans une vie imparfaite sont une question de maturité, de compréhension et de transformation. Cela se fait tranquillement.

5° degr√© √† l'ext√©rieur 18h30. Il fait bon apr√®s 4h dehors. Je mets de temps en temps les mains dans les poches. Mes pieds sont froids et humides. Mais je ne sens rien, que de la chaleur √† partir du centre.
Depuis plus de 6 mois, j'ai fait venir beaucoup de force en plus. Comme un combattant mma. J'ai toujours gard√© l'entra√ģnement para. Ainsi le corps reste chaud. Ici, c'est ce qu'il faut, pour la pratique mais aussi pour la victoire dans cette ... de mati√®re artificielle.
Comme chaque matin, je cours en short tee-shirt, qu'il neige ou qu'il pleuve, au Canal de Gairaut. Le corps a bien plus de puissance et de r√©sistance qu'on l'imagine. Et l'esprit bien utilis√© fortifie le corps. Venant des Pyr√©n√©es-Atlantiques, o√Ļ il pleut 6 mois de l'ann√©e, je suis habitu√© au froid et √† la pluie. 
J'aime voir les fum√©es de chaleur que produit ce corps dans le froid apr√®s 1h de course et le bien-√™tre que cela procure ensuite. 
Je dis bonjour à quelques habitués. Mais ceux qui veulent me saluer, c'est avec plaisir.
Pour ma part la pratique, je la développe dans le pdf de la Pratique RD.
Trois points essentiels : sport, méditation, nourriture. Mais il n'y a pas que ça.
Et les trois meilleurs alli√©s dans la vie :  humour, nature et soleil.

Il faut se renforcer pour passer l'hiver dehors.
Et quand on a froid, il suffit de faire des squats, des pompes ou du gainage et on a chaud en 2 minutes. Même la méditation réchauffe.

09 décembre 2022

Depuis la fenêtre


Vue depuis l'intérieur de la tente après une nuit entière de pluie. J'attends une accalmie pour rejoindre ma voiture à 20 minutes de marche.

Non identifi√© √† la condition mat√©rielle ext√©rieure, ma condition mat√©rielle est en moi. C'est vivant et changeant, depuis un point fixe o√Ļ l'√©tendue √©nerg√©tique op√®re dans les zones de besoin et de remplissage √† 360° sph√©riquement pour la conqu√™te universelle du point fixe.
Il est également largement mieux de dormir tranquille dans la nature, qu'entouré de bruits, d'ondes électromagnétiques et dans des habitations déconnectées de la Terre, entre 4 murs comme un prisonnier.
Bien s√Ľr, quand on a des enfants les choses ne sont pas pareilles. Il leur faut du confort, de la chaleur, de quoi cuisiner pour eux etc. Alors on peut y amener de la joie dans ces endroits. 
Bien entendu, pour pouvoir accueillir ma fille, j'aurai une de ces habitations, qu'on essayera d'embellir. 

Réussir chaque jour.
Conqu√©rir tranquillement la Mati√®re avec force constante. 

04 décembre 2022

Le message était le coussin

Certaines choses se r√©v√®lent parfois au bout d'un certain temps, toujours quand le fruit est m√Ľr. Et l'on peut dormir sur ces choses qui ne demandaient qu'√† offrir leur message r√©v√©lateur. 
Un livre "La m√©ditation m'a sauv√©" m'am√®ne √† reconsid√©rer mon exp√©rience, comment elle est vu. Une prise de conscience fait basculer l'√©tat et ouvre la voie. Alors machinalement, je soul√®ve la fine couverture repli√©e pour regarder √† nouveau le titre du livre en dessous qui sur√©levait ma t√™te. Oui c'est bien √ßa : Sur les traces de Siddharta. Et j'y dormais dessus depuis 2 ans. 
La vie me montre que qu'importe l'exp√©rience, l'√©volution suit son cours et que c'est la bonne voie. Tel que Siddharta conna√ģt l'exp√©rience de la richesse et de la pauvret√© avant de s'illuminer dans la voie du milieu, je fais une exp√©rience aussi riche dans ce qui est travers√© et qu'il faut garder confiance. Tout est juste et parfait.
La soci√©t√© mat√©rielle v√©cue d'en dedans entra√ģne √† penser et se comporter comme autrui. Si l'on ne suit pas la "norme" ou bien qu'on ait peu de moyen, qu'on vit en marge, alors on finit par se juger et se qualifier de noms que porte cette soci√©t√© sur les marginaux, exclus ou rebelles. Mais il n'y a rien de tout √ßa. On n'est pas √ßa. Au contraire, un chemin hors des sentiers battus est exemplaire. Trouver seul sa voie. Pers√©v√©rer dans ce qui est le mieux pour soi. 
Ma vie dehors a √©t√© riche, puissante, difficile, pleine de le√ßons, de force, de courage mais aussi de d√©sespoir, d'apitoiement et de mis√®re. J'avais perdu la foi. Il m'a √©t√© trop dur de tenir encore et encore. Trop dur de porter mon sac, de marcher sous la pluie, de rentrer seul le soir, d'affronter trois hivers, de conduire tous les jours dans cette ville, de ne plus avoir ma fille aupr√®s de moi, de parfois compter mes pi√®ces pour m'acheter du pain etc. Mais √ßa c'√©tait avant. 
Oui cela m'a bien souvent été trop dur à vivre chaque jour. Alors doucement la conscience est descendue dans le moi-inférieur jusqu'à que je me redresse à nouveau.
Puis on tombe sur des gens qui nous font du bien au cŇďur, on croise des fleurs magnifiques aux senteurs envo√Ľtantes, on est r√©chauff√© par le soleil et sa lumi√®re majestueuse accompagne la journ√©e. On se fait un r√©gal de fruits sauvages ou bien c'est le rire des enfants qui soulage et transforme.
Vient un temps alors o√Ļ tout change. Ce n'est plus la mis√®re, ce n'est plus l'exclusion, la pauvret√© ou la peine. C'est v√©cu autrement, d'une fa√ßon positive, d'une fa√ßon reconnaissante et gratifiante. Ce n'est plus rejet√© ou m√©pris√©, c'est accept√© avec gr√Ęce. Et dans ce d√©nouement, je rends hommage pour tout ce que j'ai, tout ce que j'ai pu vivre, tout ce qui m'entoure et les gens que j'ai rencontr√©.
Un rendez-vous ce matin au Centre de domiciliation et tout est parfait. Finalement il m'a fallu sortir de mon vrai soi pour vivre une expérience qui fait évoluer mon vrai soi.
Dans la réalité la pauvreté extérieure n'existe pas. Même avec une tente pour toit je suis riche. Et je sais que cette expérience, comme toutes les autres, me servira pour plus tard.

17 novembre 2022

3 Hivers


L'hiver s'en vient. Le troisième dehors. Je ne sais pas comment j'ai fait pour tenir. Ce n'est pas destiné à tout le monde. Au delà des apparences, cette expérience est très haute, tant symboliquement qu'évolutivement.
Non pas que la vie au campement soit dure en soi, c'est tout ce qui est v√©cu √† c√īt√©. 
Non pas non plus que la vie soit paisible, √† marcher tranquillement en ville ou dans la nature, √† contempler les arbres ou les oiseaux. Ce n'est pas le cas. √áa a √©t√© v√©cu par le pass√© mais s√Ľrement que je devais rattraper le temps perdu dans la grande agitation, l√† o√Ļ il n'y a plus le temps d'appr√©cier le temps, dans la grande mati√®re dense et sa conqu√™te.
C'est tout ce qui a √©t√© travers√© jusque l√† et la force qu'il y faut pour tenir, pour ne pas que le moral d√©gringole, pour ne pas perdre pied et √ßa √©t√© le cas car je n'avais pas la connaissance de √ßa, de cette ma√ģtrise, pas le savoir de la finalit√© de l'histoire.
On ne peut parler de choses que l'on n'a pas expérimenté. De même, qu'on ne peut pas aider autrui de la manière la plus efficace sans avoir vécu ses problèmes et en être sorti.
J'ai go√Ľt√© √† la mis√®re en plein nez, parce que la densit√© de la mati√®re o√Ļ je faisais mon exp√©rience a √©t√© trop dure √† vivre pendant 4 ans, avec 2 ann√©es dehors. Et je me suis jug√©, n'arrivant pas √† r√©ussir dans cette mis√®re mat√©rielle que j'appelle la ville ou soci√©t√© humaine, j'ai fini par croire que c'√©tait moi qui la vivait. Alors que de savoir se d√©brouiller avec peu, savoir vivre dehors est tout simplement riche et grandiose, pour peu que l'on fasse attention √† ce que l'on fait, et encore faut-il avoir imp√©rativement son campement dans la nature. Un savoir faire toujours am√©lior√© depuis 2008. Merci pour √ßa. 
L'hiver approche, les jours de pluie sont des jours de gal√®re, mais √† pr√©sent il n'y a plus de baisse de moral car je reste centr√© et focalis√© sur un objectif et ne laisse plus la place au moi-inf√©rieur, qui lui aussi, et d'une fa√ßon tr√®s utile pour la suite, a √©t√© assez exp√©riment√©. 
L√† o√Ļ √ßa a √©t√© le plus dur, indirectement ma fille m'a fait tenir. Sans elle, il y a longtemps que je serais retourn√© dans ma r√©gion : les Pyr√©n√©es Atlantiques. Beaucoup plus verdoyant, avec une nature plus luxuriante, plus √©nerg√©tique et beaucoup moins peupl√©, beaucoup plus calme, serein et peu √©lectromagn√©tis√© en comparaison. On peut s'y ressourcer et s'y r√©g√©n√©rer nettement mieux. 
Mais la vie m'a envoyé ici. Et j'ai compris pourquoi. J'ai mis 1 an à m'y faire à Nice tellement c'était dur au début. Je crois finalement que je ne m'y suis toujours pas fait. Toutefois, cette ville m'a appris des choses et m'a donné force, ancrage et un amour bien plus grand.
C'est dans l'aide √† la personne que j'√©prouve le plus de bien-√™tre actuellement. Quand on aide quelqu'un √† qui √ßa fait vraiment du bien, on sent son retour et appr√©ciation envers soi, on se sent utile. 
Il est cependant difficile de se comporter en machine. Quarante-cinq kilomètres par jour en moyenne, même le dimanche, à peu près 3h dans ma voiture au quotidien, toujours à bouger, toujours à avoir quelque chose à faire, j'y mange dedans tous les midis, parfois le soir mais rarement, et me soucier d'avoir assez d'argent, bien m'occuper de ma fille qui passe en priorité...
Or à présent, l'état d'esprit est centré sur la réalité, en paix, vers du meilleur.

"Yopopop les loulous, c'est papa ! Attention attention, je rentre √† la maison, on me laisse passer, yopopop, yopopop !" 
√áa c'est la phrase que je dis fort en rentrant le soir au campement quand il fait nuit tous les 15 m√®tres, en claquant des mains pour pr√©venir les sangliers. Parfois, √ßa grogne dans les bosquets sur les c√īt√©s. La nuit, il y en a plein.
Je me disais √† un moment que j'en avais marre de retrouver cette mis√®re, tous les jours. Mais ce n'est pas le campement en soi la mis√®re, c'est cette difficult√© √† subvenir aux besoins mat√©riels sur ce monde, cette ville, ces soci√©t√©s humaines. Des besoins mat√©riels d'une soci√©t√© malade et d√©connect√©e de tout, qui impose sa marche √† suivre √† tous, o√Ļ la vie est devenue un produit de consommation, un objet, car l'humain en devient un aussi, alors il traite la vie de m√™me. 
Par chance √©volutive, j'y ai fait une fille. Oblig√© d'y rester. Conqu√©rir la mati√®re √©tait une continuit√© de mes envies. Une suite logique. Car bien entendu, il est question de conqu√©rir sa propre mati√®re, diviniser son corps. J'y √©tais arriv√© dans la nature 13 ans plus t√īt, ici je ne pensais pas que ce serait aussi dur, que je m'y perdrais autant, m√™me pas comme Adattreya. Non non, c'√©tait bien plus dur. Et j'√©crirai bient√īt la suite d'Adattreya, la suite de Choisir d'√™tre Vie, et un livre sur la M√©thode Robdar, quand je serai sorti de cette grande et ultime √©preuve, et qu'encore une fois, √ßa devienne une victoire. 
Car ce qu'on vit, l√† o√Ļ on le vit, est une question de puissance √©volutive. Y a des paliers de r√©alisation, des ouvertures √† des moi plus grands ou universellement plus vastes, et √ßa peut √™tre sans fin. M√™me la conqu√™te du bas est sans fin, car tout part du centre. L'√©volution est concentrique, non pas verticale et encore moins uniquement vers le haut. 
La matière expérimentée correspond aux chakras. Ceux-ci grandissent tout le temps, ainsi la puissance de la matière expérimentée.
De ce fait, la mati√®re change tout le temps en fonction de ce qui est fait ou non dans les chakras et de leurs √©tendues universelles. Et ce n'est pas une question de d√©monstration ext√©rieure dans l'abondance de biens mais de r√©alisations int√©rieures. 

Pour conclure, la mis√®re mat√©rielle n'est pas li√©e √† la pauvret√© ou richesse mat√©rielle ext√©rieure, c'est le fait de l'√™tre ou pas √† l'int√©rieur de soi. 
On peut √™tre soit disant pauvre et tr√®s riche. Et qu'est-ce qu'√™tre pauvre ? Est-ce que les sadh√Ľs ou les moines s'int√©ressent √† cette question ? √áa ne les concerne pas. Il n'y a que dans des soci√©t√©s qui prennent la vie pour un objet de consommation qu'il y a ces √©tiquettes et identifications.
En acqu√©rant la richesse mat√©rielle int√©rieure, on sort de tout √ßa. Et c'est cela la seule chose qui reste pour sa propre √©volution : comment on a fait √©voluer sa propre mati√®re, en faisant avec ce qui est l√† √† l'ext√©rieur. Alors les biens ext√©rieurs n'ont plus vraiment d'importance. On d√©passe ainsi sa condition. Et c'est en n'en √©tant plus affect√©, qu'on vainc l'√©preuve. 
Le but n'est donc pas la réussite matérielle, mais le cap vers son moi-supérieur dans la matière, qui y apporte ainsi sa réussite.
On se doit de réussir en étant soi, pas en faisant du mimétisme.
Et la création commence avec ce que l'on met dans son corps.

Chaque matin avant de partir en ville

11 novembre 2022

Campement

(Visiblement, cette vidéo ne marche qu'avec son mode plein écran)

Comme l'est mentionné dans les autres articles, campement établit depuis décembre 2019. Plus de 2 années à y dormir la nuit.
Peu d'oiseaux, deux √©cureuils, quelques scorpions et beaucoup de sangliers. 
Les √©nergies du sanglier : fort ancrage, harmonie avec les lieux/la nature, furtif, obstin√©, protecteur, sociable et sauvage √† la fois, va droit devant, atteint toujours son but et c'est aussi un gardien. 


La vie ici : nature pour la nuit, sport le matin, travail et déplacements en ville, ma fille, et retour au campement le soir.




05 novembre 2022

Campement dec 2021 nov 2022







01 novembre 2022

Campement Nice décembre 2021 - février 2022

2eme session

31 ao√Ľt 2021

Recommandations campement/ermitage

Faisant des campements dans les for√™ts et en montagne pour des retraites spirituelles en solo de 7 √† 15 jours en g√©n√©ral et parfois jusqu’√† 1 mois, de 2008 √† 2020, je donne ici tous les conseils que j’ai pu acqu√©rir au fil de toutes ces ann√©es. J’ai √©galement v√©cu sans domicile deux ans dans une tente en pleine nature, ce qui a contribu√© √† enrichir mes connaissances en “survie” ou se d√©brouiller seul en pleine nature.

PS: pour ma part, je ne coupe jamais d’arbre, j’utilise une tente, b√Ęche, corde etc (tout sera d√©taill√©).

Voici les indications pour le campement et le matériel nécessaire, voire indispensable à se procurer pour plusieurs jours en totale immersion.

  • Le campement se fait toujours sur terrain plat (pr√©voir une envergure de 4m x 3)
  • Il faut qu’il y ait suffisamment d’arbres autour. Aucun campement en totale immersion sur plusieurs jours ne se fait √† d√©couvert
  • Voir si les arbres sont costauds, qu’aucune branche ne peut casser au-dessus du campement
  • Nettoyer le sol des branches, cailloux et feuilles mortes avant d’installer la tente
  • L’id√©al est de trouver deux gros arbres qui feront office de soutien b√Ęche au-dessus et au milieu de la tente en y tendant une paracorde de 8 √† 15m. Les autres extr√©mit√©s doivent √™tre accroch√©es √† d’autres arbres ou √† d√©faut grosse pierre bien lourde.

 


Matériel :
  • 1 tente 3 saison minimum assez l√©g√®re et avec moustiquaire
  • Campement non loin d’une source d’eau (ex rivi√®re, cours d’eau, ruisseau propre), mais √† plus de 100 m√®tres
  • Bien rep√©rer le nord et le sud par rapport au campement
  • Sac de couchage -23° l’hiver, -5° l’√©t√©
  • L'hiver, avoir 3 couches : un bon sac de couchage, une couette hiver au milieu, et au-dessus une grosse couverture polaire. 
  • Prendre suffisamment de paracorde (4 cordes pour un total de 60m minimum). Faire un noeud √† l’extr√©mit√© des cordes coup√©es
  • Pr√©voir 2 b√Ęches kaki ou camoufl√©es nature suffisamment grandes et r√©sistantes (2 de 4m par 3)
  • 2 gourdes pour boire et purifier l’eau (en inox 1 litre et 2 litres)
  • 1 √† 2 gourdes de cycliste pour uriner la nuit sans sortir de la tente
  • Imp√©ratif : une scie pliante, un bon couteau et une petite paire de ciseau
  • 1 bon filtre √† eau (voire 1 autre mod√®le en plus diff√©rent)
  • 1 bidon 5 ou 10 litres
  • 1 douche solaire 10 litres avec mousqueton (emplacement de la douche solaire √† 10 m minimum du campement √† cause des moustiques
  • 2 savons (un pour hygi√®ne corporelle et l’autre pour laver le linge style gros bloc savon de marseille), dentifrice, brosse √† dent, coton tige, tire tique, pince √† √©piler, coupe ongle, grande serviette de bain
  • 8 pinces √† linge
  • 1 bon tapis de sol √©pais
  • Imp√©ratif : 2 lampes (une frontale et une √† main, pr√©voir assez de piles neuves)
  • Sous v√™tements 100% coton pour dormir l’hiver
  • Affaire de rechange (x 7) + bon pantalon r√©sistant nature kaki et bermuda
  • Un petit sac √† dos pour les balades, avec boussole, gourde, filtre √† eau et couteau toujours dedans
  • K-way (bas et haut)
  • Bonnes basquettes de randonn√©e
  • Veste polaire kaki servant aussi d’oreiller
  • Kleenex et pq (plusieurs paquets et rouleaux)
  • 2 sacs poubelles (40 litres, pour les d√©tritus et le linge sale)
  • 1 quart + 1 cuill√®re + couvert militaire + casserole inox + combustibles et briquet
  • 1 ou 2 livres + carnet de note et stylo
  • Nourriture : 1 sac de 500g lentilles, 500g riz et 500g p√Ętes qui cuisent le plus vite, fruits, c√©r√©ales ptit dej, barres de c√©r√©ales, sachets l√©gumes √† manger chaud ou froid, sachets soupes pour l’hiver, tisanes et ce que vous voudrez en plus.
  • Batterie de secours pour t√©l√©phone style rawpower pouvant recharger le t√©l√©phone jusqu’√† 7 fois (mais l’immersion dans la nature veut dire ne pas √™tre sur son t√©l√©phone, seulement pour urgence ou dire que tout va bien).
  • Livre de poche sur plantes sauvages et baies comestibles avec photos d√©taill√©es (si possible faire stage avant). √ätre extr√™mement prudent. Dans le doute ne pas toucher.

Recommandations :

  • Faire un trou dans le sol de 40 cm pour les gros besoins √† un minimum de 30m du campement. Pr√©voir espace moins loin pour uriner hors des chemins de passage (min 20m, toujours au m√™me endroit, √† part en montagne…)
  • En for√™t ou montagne, s’aventurer en cercle concentrique autour du campement en visualisant des rep√®res pour se familiariser avec les lieux petit √† petit jour apr√®s jour avant d’aller d’autre loin
  • En montagne, le sac de nourriture doit √™tre accroch√© √† un arbre √† 4 m au-dessus du sol et pas exposer au soleil et √† bonne distance du campement (ne pas manger au campement). Les d√©tritus doivent √™tre soigneusement emball√©s dans sac plastique et plac√©s √©galement en hauteur. Pour cela, balancer une paracorde au-dessus d’une grande et haute branche, accrocher le sac et tirer l’autre bout de la corde pour le monter. A bonne hauteur, faire un noeud facile √† d√©faire autour de l’arbre
  • En option, avec l’autre b√Ęche pr√©voir espace pour pouvoir se tenir debout √† l’abri et/ou coin cuisine/salle de bain
  • Ne pas faire de feu ! (√† part pour se faire rep√©rer)
  • Rep√©rer au fil des heures et des jours o√Ļ est le soleil par rapport au campement. Int√©grez le temps que vous avez lorsqu’il va se coucher. Sous les arbres aux feuillages denses on n’y voit plus rien surtout sans lune. Rentrez au campement avant que le soleil se couche. Il en est de m√™me en montagne o√Ļ le brouillard peut arriver d’une minute √† l’autre. Sachez toujours o√Ļ vous √™tes et dans quelle direction est le campement. Utilisez vos rep√®res
  • Munissez-vous d’un bon b√Ęton
  • Regarder toujours dans ses chaussures avant de les mettre le matin. Retournez les et tapez dessus
  • Ne pas sortir de sa tente ou cabane en laissant les portes ouvertes. M√™me dedans, n’ouvrez que le haut jusqu’√† la moiti√© de la hauteur tente
  • Ne jamais se gratter apr√®s avoir √©t√© piqu√© par un insecte.
  • Respectez la nature et ramassez vos d√©tritus. Laissez l’emplacement sans trace, net et propre
  • Ne pas s’installer sous un arbre mort, ni sous un ch√™ne, marronnier, ch√Ętaignier, noyer. Pareil pour la douche.
  • Ne jamais s'aventurer la nuit hors du campement sans y mettre une lanterne.
  • L'hiver mettre ses chaussettes au fond du sac de couchage la nuit pour les s√©cher et les r√©chauffer
Astuces : il y a de l'eau potable dans tous les cimetières et parcs pour enfants et des prises électriques dans toutes les églises et cages d'escaliers.

15 mars 2021

Un an dans une tente

Le 20 d√©cembre 2019, apr√®s une s√©paration et parce que mes activit√©s pro en tant qu’auto-entrepreneur ne m’ont pas permis d’en vivre, j’ai connu une ann√©e de vie sans domicile. J’ai d√Ľ rester √† Nice car j’y ai une petite fille de 2 ans que j’aime √©norm√©ment.

Je ne me consid√©rais pas comme sans domicile, car la nature est chez moi. Je fais des campements dans les for√™ts depuis 2008 pour des retraites spirituelles de 4 √† 15 jours plusieurs fois par an. J’en ai fait partout dans le sud de la France jusque dans les montagnes. Mais cette fois-ci, le temps m’a paru assez long.

Mon principal souci √©tait ma fille. J’ai pu la voir quasiment tous les jours, en fin de journ√©e. Puis, il y a eu l’hiver. le froid, certaines fois la faim, les scorpions et les sangliers, mais j’√©tais bien, j’avais confiance et suivais mon chemin tranquillement.

Cependant avec l’hiver, et au bout de tant de temps, rentrer √† ma tente le soir me pesait. La chaleur humaine me manquait. Mon quotidien √©tait sport, m√©ditation, nature, lecture, introspection, prises de conscience, changements int√©rieurs et voir ma fille.

Puis, le 1er septembre 2020, j’ai fini par trouver un travail qui me plaisait, dans l’aide √† domicile. Je me suis occup√© de personnes √Ęg√©es et handicap√©es et √ßa m’a fait du bien, ainsi qu’aux personnes √† qui je rendais service. √áa a √©t√© le tremplin pour changer de vie √† nouveau.

Le 27 janvier 2021, j’am√©nageais dans un petit studio. Je laissais mon campement en place car je savais tr√®s bien que je dormirais toujours mieux en pleine nature, mais aussi √† cause de ce qu’il se passe par rapport au Covid, je n’ai pas confiance de vivre en ville. La transition prendra deux semaines, puis je finis par appr√©cier ce nouvel endroit.

Je retourne cependant dormir au campement 1 √† 2 fois par semaine, il y a de bien meilleures √©nergies sous les arbres, loin des ondes √©lectromagn√©tiques. Alors pour ce studio, je me suis procur√© de belles plantes qui produisent de l’oxyg√®ne et nettoient l’atmosph√®re ainsi qu’un cristal √† la fen√™tre qui r√©fl√©chit la lumi√®re du soleil. Il ne manque plus qu’une belle g√©ode d’am√©thyste et un cristal de roche de bonne taille.

Malgr√© tout, je ressens toujours un certain mal au cŇďur quand je pense √† ma fille. Je l’aurais aim√© avec un papa et une maman qui s’aiment, autant pr√©sent l’un que l’autre pour elle. Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais v√©cu (des parents s√©par√©s, l’absence du p√®re)… Je fais de mon mieux et ferai toujours le plus que je peux pour elle et en fonction des dispositions de sa maman. J’√©prouve de la tristesse en d√©but de soir√©e quand je la laisse et de ne pas pouvoir l’embrasser le soir avant qu’elle s’endorme, mais fais en sorte de ne pas y penser.

J’arrive √† ma tente en garant ma voiture bien plus bas tout d’abord, devant des habitations. C’est une impasse qui m√®ne √† un grand parc de plus de 500 hectares. Je marche 15 minutes pour y arriver, par un passage secret que peu connaisse ou emprunte, pour tout dire quasiment personne. Mais en premier lieu, je remplis ma gourde de 2 litres √† la fontaine. Puis, je traverse un bel espace de pins que j’affectionne particuli√®rement et suis ensuite un petit chemin dans la nature, avant de trouver ce fameux passage. Souvent le soir avant de rentrer, je regardais les √©toiles et continuais mon chemin en me remplissant de bonnes √©nergies, car les journ√©es en ville ne sont pas faciles et en manquent cruellement.

Avant les pluies de l’hiver, j’ai creus√© des petites rigoles autour du campement pour que l’eau de pluie s’√©vacue bien. Depuis 2010, j’ai toujours une b√Ęche au-dessus de la tente, 4m sur 3 c’est id√©al. √áa fait un toit en plus qui prot√®ge, permet de faire s√©cher du linge et aussi de manger √† l’abri hors de la tente. J’ai trouv√© dans un coin poubelle, une petite table en bois et une chaise que des gens jetaient. C’√©tait parfait. J’ai ador√© manger dehors tous les soirs dans les sous-bois.

À présent, place aux photos.

Voici ma t√™te le 20 d√©cembre 2019, avant de relaisser pousser la barbe comme de 2009 √† 2014, et dans ma 1ere voiture : une Peugeot 106 qu’on m’a gentiment donn√©. J’y dors les premi√®res nuits, mais c’est impossible, trop √©troit, et je d√©range.
1er campement, j’en change au bout d’1 mois (trop rep√©rable).
 
 2eme campement, bien plus loin


2eme campement, les sangliers viennent toutes les nuits, oblig√© de barricader l’arri√®re et les c√īt√©s
 
 2eme campement et 1er scorpion… dans la tente ! (5 au total)
Vue dehors depuis l’int√©rieur de la tente
 
Je donne √† mang√© √† une petite souris qui vient me voir toutes les fins de journ√©e, mais elle pique mon savon en douce… Je le mets en hauteur et il disparait.
J’y passais tous les jours
L’√©t√© 2020, toujours des m√©ditations r√©guli√®res

3eme campement (celui qui a duré le plus longtemps)
La vie en pleine nature, c’est quand m√™me le top
 Le soir. Je ne fais jamais de feu dans la nature, je n’aime pas br√Ľler la terre et laisser une trace moche sur le sol. J’ai de quoi faire chauffer la nourriture s’il le faut. En plus, un feu c’est parfait pour se faire rep√©rer.
 Un ptit repas

Le coin salle de bain, avec un bidon de 20l d’eau, attach√© √† une paracorde dans l’arbre pour les douches
Je me suis procur√© de la farine pour faire des galettes mais √ßa met plus de temps √† cuisiner et nettoyer qu’√† manger… √ßa d√©panne en tout cas. Mais je pr√©f√®re la bonne vieille m√©thode : faire cuire des p√Ętes, du riz ou des lentilles (de temps en temps)
 
 No√ęl arrive. 1ere fois que je ressens le besoin de d√©corer un campement
 
Période nostalgique mais pleine de bonheurs et place au renouveau. Un mois après, cette expérience est finie, merci la vie

Toujours avoir confiance en l’univers et en sa force int√©rieure, marcher la t√™te haute, sourire √† la vie

 

J’ai √©crit cet article pour t√©moigner de cette exp√©rience de vie, mais aussi pour toutes les personnes en d√©tresse qui vivent dans la rue ou perdent leur travail etc. Il y a toujours un moyen de s’en sortir et des gens qui ont v√©cu pire que soi et m√™me depuis la naissance et trouve √ßa normal. On peut √™tre heureux avec presque rien, en vivant de peu.
L’important est l’√©tat int√©rieur, la foi, les pens√©es positives, l’√©tat cr√©ateur, se persuader d’un meilleur, le voir et se diriger vers lui. Ensuite, faire en sorte d’avoir du lien social, ne pas s’isoler compl√©tement et en profiter pour travailler sur soi. Avoir une activit√© physique ou en prendre une et une activit√© intellectuelle li√©e au bien-√™tre, d√©veloppement personnel.

Il n’y a pas le temps de s’ennuyer ou se morfondre sur soi-m√™me quand on s’occupe de soi. Et il faut savoir qu’il y a des aides partout. Il suffit de bien voir, bien chercher et se renseigner et garder le cŇďur ouvert √† la bont√© humaine, car elle y est malgr√© les apparences. Les aides sont partout, mais elles sont proportionnelles √† l’aide que l’on apporte √† soi-m√™me.

Les exp√©riences qui peuvent para√ģtre difficiles ne doivent pas √™tre v√©cues comme une punition, mais comme une chance de la vie d’en saisir l’essence ou de ce qui nous aurait √©chapp√©. De se retrouver dans un tournant in√©luctable de son existence pour accueillir du nouveau, faire le bilan et se recueillir.
Dans ce qui pourrait s’apparenter √† un vide, il y une multitude de choses qui demandent √† √™tre int√©gr√©es, en accueillant simplement ce qui se pr√©sente chaque jour. Ce vide devient alors un plein et on acc√®de √† une partie plus grande de soi-m√™me, une meilleure version.

Il est imp√©ratif ensuite, apr√®s s’√™tre retrouv√©, d’√™tre cr√©ateur et/ou d’offrir ses services, tout en travaillant sur son bien-√™tre et d√©veloppement personnel.

Cette √©tape, en ce qui me concerne, n’a pas √©t√© p√©nible, car j’y √©tais pr√©par√© depuis longtemps. Vivre de peu, la marginalit√©, l’asc√©tisme, les retraites en for√™t avec campement, sont connus et appr√©ci√©s. Ce qui demande le plus √† l’√™tre humain, au final, c’est se gu√©rir, qu’importe la situation, l’environnement ou le confort. C’est comment il se sent avec lui-m√™me qui va d√©terminer la qualit√© de son exp√©rience, le travail qu’il a fait ou non en lui.
Alors √©videmment, quand on est d√©pourvu d’un cheminement de d√©veloppement int√©rieur, il faut demander de l’aide ou se prendre en main radicalement. La m√©ditation et la lecture spirituelle pourront grandement aider, accompagn√©es par les √©nergies r√©paratrices de la nature. Prendre soin de soi consiste aussi √† nettoyer son corps avec une alimentation saine. Tout cela, permettra de cr√©er un changement positif et une nouvelle vie plus belle.

Voir article Recommandations campement/ermitage

Lien vers mon autobiographie initiatique : https://www.amazon.fr/dp/1092154256/