Vivre dehors est la vraie vie.
Elle serait la plus simple et bénéfique sans la suprématie matérielle (signe d'une société malade, dégénérée, peureuse et obéissante).
De ce fait, elle est la plus dure.
Je parle de vivre dehors en ville, tout en restant classe, sportif et gentleman. Vivre dans la nature est trÚs facile à cÎté. Là, ça demande soit de faire venir une grande force, soit de dépérir.
ConquĂ©rir la MatiĂšre est l'expĂ©rience suprĂȘme de l'Ăąme.
Suivez mon journal et retrouvez des conseils utiles pour survivre et Ă©voluer.

15 mars 2021

Un an dans une tente

Le 20 dĂ©cembre 2019, aprĂšs une sĂ©paration et parce que mes activitĂ©s pro en tant qu’auto-entrepreneur ne m’ont pas permis d’en vivre, j’ai connu une annĂ©e de vie sans domicile. J’ai dĂ» rester Ă  Nice car j’y ai une petite fille de 2 ans que j’aime Ă©normĂ©ment.

Je ne me considĂ©rais pas comme sans domicile, car la nature est chez moi. Je fais des campements dans les forĂȘts depuis 2008 pour des retraites spirituelles de 4 Ă  15 jours plusieurs fois par an. J’en ai fait partout dans le sud de la France jusque dans les montagnes. Mais cette fois-ci, le temps m’a paru assez long.

Mon principal souci Ă©tait ma fille. J’ai pu la voir quasiment tous les jours, en fin de journĂ©e. Puis, il y a eu l’hiver. le froid, certaines fois la faim, les scorpions et les sangliers, mais j’Ă©tais bien, j’avais confiance et suivais mon chemin tranquillement.

Cependant avec l’hiver, et au bout de tant de temps, rentrer Ă  ma tente le soir me pesait. La chaleur humaine me manquait. Mon quotidien Ă©tait sport, mĂ©ditation, nature, lecture, introspection, prises de conscience, changements intĂ©rieurs et voir ma fille.

Puis, le 1er septembre 2020, j’ai fini par trouver un travail qui me plaisait, dans l’aide Ă  domicile. Je me suis occupĂ© de personnes ĂągĂ©es et handicapĂ©es et ça m’a fait du bien, ainsi qu’aux personnes Ă  qui je rendais service. Ça a Ă©tĂ© le tremplin pour changer de vie Ă  nouveau.

Le 27 janvier 2021, j’amĂ©nageais dans un petit studio. Je laissais mon campement en place car je savais trĂšs bien que je dormirais toujours mieux en pleine nature, mais aussi Ă  cause de ce qu’il se passe par rapport au Covid, je n’ai pas confiance de vivre en ville. La transition prendra deux semaines, puis je finis par apprĂ©cier ce nouvel endroit.

Je retourne cependant dormir au campement 1 Ă  2 fois par semaine, il y a de bien meilleures Ă©nergies sous les arbres, loin des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques. Alors pour ce studio, je me suis procurĂ© de belles plantes qui produisent de l’oxygĂšne et nettoient l’atmosphĂšre ainsi qu’un cristal Ă  la fenĂȘtre qui rĂ©flĂ©chit la lumiĂšre du soleil. Il ne manque plus qu’une belle gĂ©ode d’amĂ©thyste et un cristal de roche de bonne taille.

MalgrĂ© tout, je ressens toujours un certain mal au cƓur quand je pense Ă  ma fille. Je l’aurais aimĂ© avec un papa et une maman qui s’aiment, autant prĂ©sent l’un que l’autre pour elle. Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais vĂ©cu (des parents sĂ©parĂ©s, l’absence du pĂšre)… Je fais de mon mieux et ferai toujours le plus que je peux pour elle et en fonction des dispositions de sa maman. J’Ă©prouve de la tristesse en dĂ©but de soirĂ©e quand je la laisse et de ne pas pouvoir l’embrasser le soir avant qu’elle s’endorme, mais fais en sorte de ne pas y penser.

J’arrive Ă  ma tente en garant ma voiture bien plus bas tout d’abord, devant des habitations. C’est une impasse qui mĂšne Ă  un grand parc de plus de 500 hectares. Je marche 15 minutes pour y arriver, par un passage secret que peu connaisse ou emprunte, pour tout dire quasiment personne. Mais en premier lieu, je remplis ma gourde de 2 litres Ă  la fontaine. Puis, je traverse un bel espace de pins que j’affectionne particuliĂšrement et suis ensuite un petit chemin dans la nature, avant de trouver ce fameux passage. Souvent le soir avant de rentrer, je regardais les Ă©toiles et continuais mon chemin en me remplissant de bonnes Ă©nergies, car les journĂ©es en ville ne sont pas faciles et en manquent cruellement.

Avant les pluies de l’hiver, j’ai creusĂ© des petites rigoles autour du campement pour que l’eau de pluie s’Ă©vacue bien. Depuis 2010, j’ai toujours une bĂąche au-dessus de la tente, 4m sur 3 c’est idĂ©al. Ça fait un toit en plus qui protĂšge, permet de faire sĂ©cher du linge et aussi de manger Ă  l’abri hors de la tente. J’ai trouvĂ© dans un coin poubelle, une petite table en bois et une chaise que des gens jetaient. C’Ă©tait parfait. J’ai adorĂ© manger dehors tous les soirs dans les sous-bois.

À prĂ©sent, place aux photos.

Voici ma tĂȘte le 20 dĂ©cembre 2019, avant de relaisser pousser la barbe comme de 2009 Ă  2014, et dans ma 1ere voiture : une Peugeot 106 qu’on m’a gentiment donnĂ©. J’y dors les premiĂšres nuits, mais c’est impossible, trop Ă©troit, et je dĂ©range.
1er campement, j’en change au bout d’1 mois (trop repĂ©rable).
 
 2eme campement, bien plus loin


2eme campement, les sangliers viennent toutes les nuits, obligĂ© de barricader l’arriĂšre et les cĂŽtĂ©s
 
 2eme campement et 1er scorpion… dans la tente ! (5 au total)
Vue dehors depuis l’intĂ©rieur de la tente
 
Je donne Ă  mangĂ© Ă  une petite souris qui vient me voir toutes les fins de journĂ©e, mais elle pique mon savon en douce… Je le mets en hauteur et il disparait.
J’y passais tous les jours
L’Ă©tĂ© 2020, toujours des mĂ©ditations rĂ©guliĂšres

3eme campement (celui qui a duré le plus longtemps)
La vie en pleine nature, c’est quand mĂȘme le top
 Le soir. Je ne fais jamais de feu dans la nature, je n’aime pas brĂ»ler la terre et laisser une trace moche sur le sol. J’ai de quoi faire chauffer la nourriture s’il le faut. En plus, un feu c’est parfait pour se faire repĂ©rer.
 Un ptit repas

Le coin salle de bain, avec un bidon de 20l d’eau, attachĂ© Ă  une paracorde dans l’arbre pour les douches
Je me suis procurĂ© de la farine pour faire des galettes mais ça met plus de temps Ă  cuisiner et nettoyer qu’Ă  manger… ça dĂ©panne en tout cas. Mais je prĂ©fĂšre la bonne vieille mĂ©thode : faire cuire des pĂątes, du riz ou des lentilles (de temps en temps)
 
 NoĂ«l arrive. 1ere fois que je ressens le besoin de dĂ©corer un campement
 
Période nostalgique mais pleine de bonheurs et place au renouveau. Un mois aprÚs, cette expérience est finie, merci la vie

Toujours avoir confiance en l’univers et en sa force intĂ©rieure, marcher la tĂȘte haute, sourire Ă  la vie

 

J’ai Ă©crit cet article pour tĂ©moigner de cette expĂ©rience de vie, mais aussi pour toutes les personnes en dĂ©tresse qui vivent dans la rue ou perdent leur travail etc. Il y a toujours un moyen de s’en sortir et des gens qui ont vĂ©cu pire que soi et mĂȘme depuis la naissance et trouve ça normal. On peut ĂȘtre heureux avec presque rien, en vivant de peu.
L’important est l’Ă©tat intĂ©rieur, la foi, les pensĂ©es positives, l’Ă©tat crĂ©ateur, se persuader d’un meilleur, le voir et se diriger vers lui. Ensuite, faire en sorte d’avoir du lien social, ne pas s’isoler complĂ©tement et en profiter pour travailler sur soi. Avoir une activitĂ© physique ou en prendre une et une activitĂ© intellectuelle liĂ©e au bien-ĂȘtre, dĂ©veloppement personnel.

Il n’y a pas le temps de s’ennuyer ou se morfondre sur soi-mĂȘme quand on s’occupe de soi. Et il faut savoir qu’il y a des aides partout. Il suffit de bien voir, bien chercher et se renseigner et garder le cƓur ouvert Ă  la bontĂ© humaine, car elle y est malgrĂ© les apparences. Les aides sont partout, mais elles sont proportionnelles Ă  l’aide que l’on apporte Ă  soi-mĂȘme.

Les expĂ©riences qui peuvent paraĂźtre difficiles ne doivent pas ĂȘtre vĂ©cues comme une punition, mais comme une chance de la vie d’en saisir l’essence ou de ce qui nous aurait Ă©chappĂ©. De se retrouver dans un tournant inĂ©luctable de son existence pour accueillir du nouveau, faire le bilan et se recueillir.
Dans ce qui pourrait s’apparenter Ă  un vide, il y une multitude de choses qui demandent Ă  ĂȘtre intĂ©grĂ©es, en accueillant simplement ce qui se prĂ©sente chaque jour. Ce vide devient alors un plein et on accĂšde Ă  une partie plus grande de soi-mĂȘme, une meilleure version.

Il est impĂ©ratif ensuite, aprĂšs s’ĂȘtre retrouvĂ©, d’ĂȘtre crĂ©ateur et/ou d’offrir ses services, tout en travaillant sur son bien-ĂȘtre et dĂ©veloppement personnel.

Cette Ă©tape, en ce qui me concerne, n’a pas Ă©tĂ© pĂ©nible, car j’y Ă©tais prĂ©parĂ© depuis longtemps. Vivre de peu, la marginalitĂ©, l’ascĂ©tisme, les retraites en forĂȘt avec campement, sont connus et apprĂ©ciĂ©s. Ce qui demande le plus Ă  l’ĂȘtre humain, au final, c’est se guĂ©rir, qu’importe la situation, l’environnement ou le confort. C’est comment il se sent avec lui-mĂȘme qui va dĂ©terminer la qualitĂ© de son expĂ©rience, le travail qu’il a fait ou non en lui.
Alors Ă©videmment, quand on est dĂ©pourvu d’un cheminement de dĂ©veloppement intĂ©rieur, il faut demander de l’aide ou se prendre en main radicalement. La mĂ©ditation et la lecture spirituelle pourront grandement aider, accompagnĂ©es par les Ă©nergies rĂ©paratrices de la nature. Prendre soin de soi consiste aussi Ă  nettoyer son corps avec une alimentation saine. Tout cela, permettra de crĂ©er un changement positif et une nouvelle vie plus belle.

Voir article Recommandations campement/ermitage

Lien vers mon autobiographie initiatique : https://www.amazon.fr/dp/1092154256/